Liens Piano / Tai-Chi chuan

Pour avoir un aperçu des travaux et recherche de Yoann Fleurice sur les liens entre l'art du Tai Chi Chuan et l'art du piano, nous mettons à votre disposition le texte de présentation qu'il a écrit il y a quelques années à l'occasion des épreuves organisées par la fédération de Tai Chi Chuan FFWushu. Ce document est au format pdf, il nécessite le logiciel Acrobat Reader (gratuitement et facilement téléchargeable sur la toile pour ceux qui n'en disposeraient pas).
Cliquez sur ce lien : Tai Chi Chuan et Piano : conquêtes de soi par le mouvement.

N'hésitez à nous faire part de vos remarques et suggestions !

C'est sur la base de ce texte que Yoann Fleurice écrit actuellement un ouvrage traitant de piano, de pédagogie musicale, de tai chi chuan, de la méthode Jaëll, de spiritualité et des nombreux liens et ponts que l'on peut faire. Liens qui viennent aider le musicien dans sa recherche du geste juste : celui qui portera le plus fidèlement son intention esthétique. Ils doivent permettre de comprendre comment certains mécanismes psycho-corporels sont à l'oeuvre dans toute discipline corporelle ( danse, yoga, tai chi, sports,... et ... musique !) et que leur compréhension profonde est une aide majeure dans toute recherche de progrès, qu'elle qu'en soit la méthologie. Ces liens, utilisés intelligemment et avec discernement permettent d'y voir plus clair dans les fondements d'un rapport psycho-corporel à l'oeuvre musicale et à l'instrument le moins pollué possible (par des crispations, des compensations, etc...).

Se dessine ainsi progressivement une sorte de base d'approche dotée d'un large panel d'outils très efficaces et relativement faciles à intégrer à l'enseignement, dont peut disposer l'enseignant en musique - et particulièrement en piano -, quelque soit par ailleurs sa pédagogie, le niveau de l'élève et le répertoire abordé. Il permet aux élèves suivant ce parcours de gagner beaucoup de temps, et à ceux qui n'en ont pas profité lors de leurs début musicaux d'avoir en main des outils fabuleux permettant de lever des difficultés jusqu'ici paraissant insurmontables. L'instrument ne fait que transformer le jeu gestuel du musicien en sons (il est un miroir dans lequel il est parfois inconfortable de se voir...). Ce jeu est une alchimie psychocorporelle fine et complexe dont l'instrument sera la "voix", transformant les mouvements corporels en sons.

L'harmonie sonore n'est que le résultat de l'harmonie des mouvements qui n'est elle même que l'harmonie de l'image sonore, tactile et gestuelle intérieure du musicien au sein de son esprit : sans "image esthétique" intérieure forte, imprégnée de volonté et d'assurance (le Yi de la tradition Chinoise), sans projet et sans décision , le geste juste ne peut naître. Hors cette capacité d'écoute intérieure, de projet, d'image préalable du résultat sonore peut être developpée voire décuplée par l'apprentissage de l'attitude corporelle et du mouvement qui lui correspond, par un phénomène de type résonance, un peu comme un acteur qui en jouant l'attitude de la tristesse par exemple finirait par la ressentir, décuplant ainsi la qualité de son jeu et de son attitude, stimulant à son tour son ressenti dans une spirale artistique vertueuse propre à effacer toute trace de doutes et de peur... Jouer de la musique, c'est extérioriser par les sons l'intériorité (et le Tai Chi est un art martial "interne" !), mais la gageure de l'enseignement musical, c'est qu'aucun professeur ne peut avoir accès à cette intériorité car elle relève par définition de l'intime de l'élève, hors de portée !

Il est cependant possible de la stimuler par le mouvement et l'attention, par des exercices et une approche qui tiennent compte de tout cela. Il est judicieux de prendre le problème à la racine : susciter, après avoir installé une bonne relation de l'élève à ses deux instruments (son corps et le piano), l'écoute attentive et continue qui sera le support, la toile vierge sur laquelle il pourra ensuite exprimer sans entraves toute l'étendue esthétique des oeuvres qu'il jouera. Il est possible de faire naître cet élan esthétique en enseignant l'attitude et le mouvement qui lui correspondent ! C'était tout le projet de Marie Jaëll, dont les travaux, malheureusement restés bien trop méconnus, ont largement inspiré Yoann Fleurice, qui n'hésite pas à la qualifier de pianiste-visionnaire, de cette trempe des grands esprits qui avaient raison bien trop tôt...

Yoann Fleurice a donc fait une vaste synthèse issue de son travail sur les textes de Marie-Jaëll (ayant lui même appliqué sa méthode et intégré certains de ses éléments à son enseignement), de son expérience de pratiquant et d'enseignant en Tai Chi Chuan, de sa connaissance de l'énergétique humaine, de l'enseignement de haut vol reçu de Jean-Claude Van Den Eynden à Bruxelles, et de ses nombreuses lectures pour créer un socle pédagogique novateur qui sera largement explicité dans l'ouvrage actuellement en cours de rédaction.

L'écriture de cet ouvrage est un travail colossal qui prendra probablement encore au moins un an ou deux.

Patience !...

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Article de Yoann Fleurice sur l'arachnophobie

11682277 2183412Parution de l'article (première partie) rédigé par Yoann Fleurice sur l'arachnophobie dans la revue Néosanté de Janvier No 41

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